Recherche et innovation

Un lieu d'expérimentation

À la Truffière de Cément, la culture de Tuber melanosporum dépasse la seule production : c'est un laboratoire vivant, un espace d'exploration où se croisent rigueur scientifique et intuition du terrain.
Chaque saison alimente une réflexion partagée avec nos partenaires de recherche, autour d'une même question : comment mieux comprendre le vivant pour mieux l'accompagner ?

Notre verger est instrumenté, observé, mesuré : drones multispectraux, capteurs d'humidité, analyses génétiques du mycélium, suivi électrophysiologique…
Autant d'outils pour révéler l'invisible : le rythme du sol, les échanges au sein de la mycorhize, la réponse du champignon aux contraintes du climat.

Une recherche ancrée dans le vivant

Nos parcelles servent de terrain d'étude à plusieurs projets pilotes menés avec des laboratoires et institutions européennes.
Ces collaborations explorent la physiologie de Tuber melanosporum, le fonctionnement intime des symbioses mycorhiziennes, et les conditions qui favorisent la fructification stable des truffières.

Parmi nos axes principaux :

  • Stress hydrique : suivi des réponses mycorhiziennes à la contrainte d'eau.
  • Signaux hormonaux : étude du rôle des auxines et acides abscissiques.
  • Équilibre chimique du sol : observation de la CEC, des ions libres et des microéléments.
  • Biome et diversité génétique : analyses métagénomiques pondérées.
  • Stress biotiques et abiotiques : croisement des observations de terrain avec les données climatiques.
  • Épidémiologie et biocontrôle : identification des ravageurs et protocoles de lutte intégrée.
  • Qualité organoleptique : standardisation des mesures sensorielles par nez électronique et panel d'experts.
  • Gestion de l'équilibre symbiotique : conduite raisonnée de la taille des arbres hôtes.

Science et intuition

Les outils ne remplacent pas le regard : ils l'affinent.
À Cément, la donnée prolonge le geste — elle ne le dicte pas.
Nos modèles d'irrigation intègrent la mesure du stress foliaire et la température du sol, mais c'est toujours l'œil du trufficulteur qui décide du moment juste.

Ce dialogue entre science et empirisme nourrit une compréhension patiente du lieu.

Vers une trufficulture durable

Notre ambition est de construire une trufficulture résiliente et prédictive, capable d'anticiper les évolutions climatiques.
Nous travaillons sur des modèles reliant la physiologie du champignon aux données du sol, de l'arbre et du climat — une approche intégrée où chaque paramètre éclaire le suivant.

Cette démarche vise un but simple : que chaque truffe demeure le reflet fidèle d'un équilibre, et que cet équilibre puisse se transmettre.